Discours du 18 avril 2017 à Castelnau-le-Lez

« Mes chers amis,
Je vous embarque avec moi dans une aventure considérable. Nous allons prendre des coups, subir des menaces, des traîtrises, mais nous mènerons cette aventure.

Voilà qui n’est pas rien, puisque nous nous lançons, à ce stade, en dissidence. Mais c’est une aventure que nous allons vivre pleinement, ensemble, avec nos valeurs et, je vous le dis, rien ne peut être plus enthousiasmant.

Le but de cette aventure, ce n’est pas de faire de la figuration, ni de partager un verre et un amical moment ce soir : notre but est de remporter les élections législatives dans la 3ème circonscription de l’Hérault, le 18 juin. Dans deux mois. Je ne doute pas que cette aventure collective, mon parti la rejoindra également, à un moment ou à un autre. Vous le savez, je demande l’investiture des républicains et, cette investiture, je ne renoncerai pas à l’obtenir, j’irai la chercher avec les dents s’il le faut !

Evidemment, j’irai au bout de cette candidature et ne renoncerai pas en route. Je veux ce soir vous en donner la raison. Elle est simple. Il faut que l’un de nous porte dans la 3ème circonscription le programme de redressement dont la France a besoin.

Notre victoire, ce sera celle du programme des Républicains. Le programme que portera dimanche prochain François Fillon devant les électeurs, mais aussi et surtout le programme que porteront les 576 autres candidats investis par la droite et le centre devant les électeurs dans deux mois.

Ma conviction en la matière est elle aussi très simple : il n’y a aujourd’hui dans ces élections présidentielles et législatives qu’un seul programme à la hauteur des enjeux et de la situation de la France. C’est le programme qui nous permet de sortir enfin de cette folie de la dépense publique. Le programme, qui nous permettra de sortir de cette inflation de règles qui ne veulent plus rien dire, qui ne font rien d’autre qu’étouffer l’initiative. Ce programme, c’est celui des républicains.

Il n’y a aujourd’hui qu’un seul programme qui se propose de faire face à la dette. La dette publique, celle qui pèse sur nos épaules, qui accable les classes moyennes et qui empêche notre pays de rebondir. Bien plus grave, cette dette nous rend dépendants des marchés financiers et nous livre au pire modèle ultralibéral, celui qui dégrade notre environnement et notre santé.

Le programme que je défends porte un vrai projet. C’est le seul qui prenne la mesure des ambitions, des talents et des capacités de la France. C’est le seul programme capable de redonner à la France les emplois et la qualité de vie dont nous avons tant besoin.

On dit souvent de notre pays, que c’est un pays d’ingénieurs. Mais c’est vrai ! Nous avons un vrai génie français en matière de mines, de ponts, de chaussées, d’enseignement et recherches, et aujourd’hui de numérique. Ce génie-là, c’est désespérant de ne pas le développer. C’est d’autant plus désespérant ici. Ici, où l’Université a vu le jour. Ici, où il existe une telle tradition en matière de santé, d’intelligence, d’enseignement, de recherche, de services, que de ne pas valoriser ce potentiel est pure folie. C’est se priver de notre meilleure chance de créer de l’emploi. Ici, où nous souffrons d’un chômage qui frappe 15% de la population.

C’est évidemment pour cela que je m’engage depuis toujours, vous le savez.

Mais pourquoi moi ? Pourquoi est-ce que je prends, moi, l’initiative de défendre ce programme dans la 3ème circonscription ?

Pour une raison très simple : Parce que je suis le seul à pouvoir le faire. Je suis le seul à avoir cette liberté au sein de ma famille politique. Nous ne sommes pas nombreux, chère Tal, cher Alex, à assumer de siéger pleinement et sans calcul sous les couleurs qui nous ont fait élire. Oui, il y a un nombre considérable de Maire et d’élus de notre famille politique qui se trouvent dans une situation de totale schizophrénie. Ces élus soumis à un grand écart quotidien parce qu’ils ont choisis de rallier la majorité métropolitaine de Philippe Saurel.

Quand vous êtes en réunion de Métropole le mercredi, dans la majorité (que vous êtes donc un membre de la cette majorité) de celui qui soutenait Hollande en 2012, soutenait Valls l’an dernier et qui cette semaine est au service de Macron, comment pouvez-vous, le lendemain et le reste de la semaine, défendre le programme des Républicains ? Cela n’a aucun sens, cela n’est pas possible et mes amis politiques ont été trop nombreux à s’enfermer dans ce piège. ​

Vous le savez bien, je n’ai pas pour ma part cette sorte d’empêchement. Je suis résolument, passionnément Républicain. J’ai toujours eu les mêmes couleurs. Depuis les municipales jusqu’à ce jour, j’ai toujours porté le même maillot.

Je souhaite faire de la politique autrement. Vous me direz que tout le monde dit cela, surtout au seuil d’une campagne électorale. Mais faire de la politique autrement, en réalité, cela exige un certain nombre de conditions et de sacrifices. Parce que la liberté, ça ne se négocie pas. La première de ces conditions, c’est la liberté.

Vous voyez bien, pour partir dans cette aventure, il faut être libre de tout calcul et affranchi de toute influence. C’est mon cas. C’est aussi celui de Séverine Blazy, qui me fait le plaisir de m’accompagner comme suppléante dans cette candidature. Séverine permet à notre équipe d’aller du Montpelliérain au Lunellois. Ensemble nous passons de Montpellier à Castelnau, au Crès, à Jacou, à Montferrier, à Vendargues, à Baillargues, à Gallargues, à Beaulieu, à Villetelle, à Castries…Séverine a décidé de s’engager en politique au nom de valeurs qui pour elle ont une importance déterminante. Je suis honoré que nous les portions ensemble. Merci Séverine !

Parce que, pour mener cette aventure à bon terme, il faudra des gens comme toi et comme vous tous ici. C’est pour cela que j’ose vous embarquer avec moi dans cette aventure. Si vous soutenez un Avallone Républicain le mardi soir, il sera toujours passionnément républicain le Mercredi. Ce ne sera surtout pas un Avallone Saurelien le jeudi et encore moins un Avallone Macroniste le dimanche.

Je n’ai pas la souplesse indispensable à la pratique du grand écart. Vous êtes nombreux à me soutenir depuis deux semaines, et c’est l’un des vôtres que vous soutenez, Républicains ! »

 

Seul le prononcé fait foi

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s